La gestion du SRD dans Mérops
Posté : sam. 13 oct. 2007 15:52
Maintenant, je reste un peu plus réservé en ce qui concerne la gestion des valeurs négociées au SRD. Je trouve qu’il existe des décalages gênants entre Mérops et la réalité. Je prends différents cas, du plus simple au plus compliqué :
1- Acheter une valeur au SRD et la vendre dans le même mois boursier, pas de problème, mis à part le fait que, dans Mérops, les frais d’achat/vente et la +/-value impactent immédiatement la trésorerie. Disons que dans ce cas simple, cela n’a pas beaucoup d’importance.
2- Effectuer plusieurs achats/ventes sur une même ligne de valeur qui sera soldée à la liquidation, apparemment pas de problème. J’ai lu le sujet intitulé « calcul du prix moyen » tout à fait pertinent, qui a abouti à la solution que vous avez apportée, non moins pertinente, à ceci près : s’agissant de valeurs négociées en SRD, étant donné que les frais ne sont déboursés qu’en fin de mois, le calcul du prix moyen pondéré s’effectue « hors frais ». (voir exemple plus bas). Je vous accorde que, si la ligne est soldée le jour de la liquidation, le montant de la +/-value sera identique.
3- Reporter une position. Toujours d’accord avec vous : il s’agit bien, en fait, d’une cession suivi d’un rachat au cours de compensation. Le calcul des frais de CRD et de report s’effectue bien, même si ceux-ci n’impactent pas la trésorerie de la même façon. La CRD est prélevée sur le compte espèces en fin de mois (souvent dernier jour du mois), (comme le seraient les intérêts d’un crédit), alors que les frais de report sont intégrés (identiquement aux frais d’achat) à la nouvelle position et donc tenus en compte jusqu’à la prochaine liquidation. Cela n’a pas trop d’importance, excepté lorsqu’on cherche à rapprocher son journal de banque et le journal des événements de Mérops pour vérifier la trésorerie. Je signalerai également qu’à l’occasion du report d’une position conséquente, donc cession puis rachat, l’impôt de bourse est intégré deux fois par Mérops (une fois à la vente, une fois à l’achat). Bien sûr, on corrige au moment de la saisie. Ceci dit, l’impôt de bourse, comme les frais de report, n’impacte le compte espèces qu’à la liquidation suivante.
4- Lever une position. Là, je ne suis plus d’accord avec ce qui est écrit dans l’aide de Mérops. Il ne s’agit sûrement pas d’une cession qui viendrait à tort augmenter le montant total des cessions. Il s’agit tout simplement d’un achat à crédit jusqu’à la fin du mois. D’ailleurs, les frais de CRD courent jusqu’à la date de valeur à laquelle ils sont débités du compte espèces (souvent le dernier jour de mois). Donc pratiquement, dans Mérops, lorsqu’on lève une position, on pourrait se contenter de modifier l’item « comptant/SRD » dans la fenêtre « Type » du masque de saisie de la transaction. Dans ce cas on ne garderait plus trace du fait que la valeur a existé en SRD pendant un certain temps, excepté que des frais de CRD lui ont été affectés.
5- Le décalage le plus ennuyeux pour le suivi du compte se produit lorsqu’après un certain nombre d’opérations d’achat et vente sur une même ligne, on décide de lever la position, totalement ou partiellement. Dans la réalité, la +/-value théoriquement réalisée n’impacte pas la trésorerie mais vient augmenter ou diminuer le prix de revient des actions levées. Elle est donc potentialisée. Et le cours de compensation n’a rien à voir dans cette affaire. Il est vrai, qu’au bout du compte, le jour où la valeur sera définitivement soldée, la +/-value finale sera identique au total de celles calculées par Mérops. Mais cela peut prendre plusieurs années.
Un exemple s’impose :
J’achète des actions Schmoll en SRD. Même si la commission du courtier (et l’éventuel impôt de bourse) figurent sur chaque relevé, je ne débourse aucun frais jusqu’à la fin du mois. Le calcul du prix de revient unitaire par action (PRU) s’effectue donc sur les montants d’achat et de vente bruts, tant que je n’ai rien payé.
Par ailleurs, la CRD, qui ne fait que constater les intérêts d’un crédit, ne rentre pas au sens fiscal dans les frais et n’intervient donc pas dans le calcul de la +/-value :
J’achète 200 actions à 25,00 € = 5.000 € brut + 15 € de frais d’achat = 5.015 € net.
J’achète 200 actions à 24,00 € = 4.800 € brut + 15 € de frais d’achat = 4.815 € net.
J’ai donc en compte 400 actions dont le PRU est de (5.000 + 4.800) / 400 = 24,50 €
Je vends 200 actions à 27,50, soit 5.500 € brut - 15 € de frais de vente = 5.485 € net, soit une plus-value théorique (qui reste en compte chez mon courtier) de
5.485 – 200 x 24.50 -15 = 570,00 €. (C’est celle que calcule Mérops)
Arrive le jour de la liquidation, le cours étant toujours à la hausse et disposant de quelques liquidités, je décide de lever mes 200 actions restantes.
Admettons que le cours de compensation soit de 28,00€, cela n’a strictement aucune importance, car mon courtier, en liquidant mon compte, va me livrer 200 titres Schmoll pour un montant total de : 5.015 € + 4.815 € - 5.485 € = 4.345 €, soit un PRU de 4.345 / 200 = 21,73 €.
Ce jour là ma plus value potentielle, compte tenu des frais de vente à prévoir, sera donc de 200 x (28,00 – 21,73) – 15 = 1.240 €.
Seulement, je n’ai pas touché cette plus-value. Elle reste potentielle, comme celles de toutes mes actions au comptant, jusqu’à ce que j’aie vendu. Par ailleurs, mon courtier n’oubliera pas, à la fin du mois, de me facturer la CRD sur la valeur du débit net de mon compte SRD, au jour le jour. C’est la rançon du crédit. Cette CRD, que je peux affecter aux 200 actions Schmoll que j’ai levées, ne changera pas le PRU, mais le Point Mort de mes actions.
En conclusion, je n’ai pas vraiment idée de la façon dont vous pouvez prendre en compte l’ensemble de ces remarques. Vu de mon point vue, « j’imagine » que l’idéal serait de pouvoir traiter toutes les issues possibles d’une position SRD (report total ou partiel), à travers le même masque de saisie des transactions de telle sorte que le report d’une position, engendre automatiquement la création de la nouvelle transaction d’achat équivalente et que le fait de lever des actions transforme la transaction existante en transaction au comptant, dotée du prix d’achat fiscalement correct tout en conservant (dans une bulle, par exemple, comme cela se produit lorsqu’on passe le curseur sur une transaction fusionnée sélectionnée dans l’écran « Transactions ») l’historique de la construction de la transaction et de son PRU.
Au bas de l’écran « Transactions » (qui est déjà bien chargé, me direz vous), il conviendrait de dissocier le portefeuille « comptant » du portefeuille « SRD ».
Devraient apparaitre alors le montant total du crédit SRD (compte tenu de l’évolution journalière de la CRD), la valorisation du portefeuille SRD, ainsi que le solde de liquidation.
Une autre solution plus radicale, consisterait à envisager deux gestions séparées (comptant/SRD), sur deux types de portefeuilles différents, avec possibilité de basculer les soldes de liquidation en fin de mois sur la trésorerie du portefeuille « comptant », globalement ou valeur par valeur plus total CRD.
J’ai bien conscience que cela constitue sans doute un copieux programme. Je viens de renouveler pour un an mon abonnement à « Mérops flux ». Mais si Mérops arrivait à pallier ces quelques imperfections afin de mieux prendre en compte la gestion du SRD, personnellement je serai tout à fait d’accord pour investir dans la version « Advanced » même si celle-ci, n’offre aujourd’hui qu’assez peu d’avantages par rapport à la version basique. Mais il me parait juste et normal de contribuer, au moins financièrement, à la production d’un bon outil.
Quant au flux, à 3 € par mois, ça reste un flux. Je n’aurai qu’une critique vis-à-vis de ce flux, c‘est que le cours de la plupart des SICAV est toujours décalé de cinq jours (3 dans le meilleur des cas).
En m’excusant d’avoir fait si long (je ne sais pas encore à combien de mots on a droit sur le forum. Si ça ne rentre pas dans les cases je vais être obligé de saucissonner ou bien de vous l’envoyer par mail), et en espérant avoir été un minimum pertinent,
Cordialement,